Surveillant pénitentiaire : un métier fait pour vous ?

Contrairement à ce que laisse penser la croyance populaire, le métier de surveillant pénitentiaire est bien loin des clichés véhiculés par les séries télévisées. S’il est nécessaire de faire preuve de rigueur, ainsi que d’être capable d’intervenir en cas d’incident, il s’agit également d’un travail d’accompagnement, d’écoute, d’observation et de dialogue.

Comme le confie Muriel, surveillante principale et formatrice des personnels, les relations humaines sont en effet au cœur du travail : "On gère de l’humain, et ce n’est pas simple. Il faut communiquer, aussi bien avec les personnes incarcérées qu’avec vos collègues", explique-t-elle, ajoutant qu’il est important de savoir "dialoguer, être humain, assurer la sécurité et être capable de transmettre des consignes".

Comment se préparer au concours ?

Des qualités qui peuvent être naturelles chez certaines personnes, mais qui s’affinent tout au long de la formation des surveillants. L’accès à celle-ci est conditionné par un concours où les épreuves portent notamment sur les capacités de raisonnement logique, d’analyse, d’observation et de bon sens. A cela s’ajoute des exercices de culture générale, des épreuves sportives et tests psychologiques, ainsi que des entretiens avec un jury et un psychologue pour évaluer la motivation du candidat.

Accessible selon plusieurs critères comme l’âge, le niveau d’étude, la nationalité française, le casier judiciaire et certaines conditions physiques, le concours nécessite une préparation. A ce titre, Christelle, formatrice des personnels à l’Enap, donne ses conseils : "Il faut suivre l’actualité nationale, internationale et aussi pénitentiaire. Vous avez également la possibilité de vous entraîner sur des annales disponibles sur le site du ministère". De quoi réussir au mieux les épreuves.

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