Les métiers de la sécurité embauchent

Avec des besoins en forte hausse, impossibles à délocaliser, la sécurité va continuer à recruter de façon massive dans les prochaines années. Les métiers proposés sont variés et la profession est aujourd'hui organisée autour de formations dédiées et obligatoires.

Certains secteurs échappent à la crise. C'est le cas des métiers liés à la sécurité. Il faut dire que la demande est de plus en plus forte et concerne de plus en plus de domaines. Ainsi, il faut savoir que la police nationale externalise de plus en plus de missions à des sociétés privées. Dans le même temps, de plus en plus de sites ont des besoins en sécurité, qu'il s'agisse de lieux professionnels ou grand public. Par ailleurs, le secteur est en voie de professionnalisation ce qui permet de mieux encadrer le secteur. Résultat : les embauches restent au beau fixe pour des emplois impossibles à délocaliser.

Des prévisions optimistes

Peu de professions peuvent se targuer de prévisions d'emploi aussi bonnes et maintenues malgré le contexte économique. Selon les organisations professionnelles, 120 000 nouveaux postes vont être créés d'ici à 2018, soit près de 15 000 par an. Pourtant, le secteur peine à recruter des profils qualifiés et souffre d'un fort taux de rotation de ses salariés. La faute à une image négative : travail et horaires difficiles, salaires bas...

Pourtant, le secteur évolue, il s'organise et se professionnalise. Surtout, les métiers de la sécurité concernent aujourd'hui de plus en plus de domaines d'activité et de spécialisations. Encore faut-il les connaître.

Un métier qui évolue

Aujourd'hui, ce secteur compte 160 000 professionnels repartis dans 4 000 entreprises, des PME et des grands groupes. Le métier est varié et l'image de l'agent de sécurité gardant un site est plutôt réductrice. Désormais, la sécurité est partout car les besoins sont en forte hausse : sécurité incendie des sites industriels, sécurité des zones aéroportuaires, des banques, des industries, des centres commerciaux, contrôle d'accès des musées, télésurveillance (opérateurs, surveillance, analyse)...

La sécurité, ce sont en fait 17 métiers, tous assez différents les uns des autres. Parmi les plus porteurs on citera : l'Agent sécurité incendie (qui s'adresse aussi bien aux hommes qu'aux femmes), l'Agent aéroportuaire (dont les capacités sont spécifiques), et les Agents affectés aux transports.

Dans le même temps, le désengagement des forces de police de certaines missions pour se concentrer sur le maintien de l'ordre génère de nouvelles missions. La protection de sites stratégiques, de bâtiments publics, d'administrations qui incombait à la police nationale est désormais de plus en plus confiée à des sociétés privées. Ainsi, 25% de l'activité de ces sociétés dépend aujourd'hui de la commande publique. Du travail en plus et donc des besoins supplémentaires.

Un métier qui se professionnalise

Depuis un peu plus d'un an, pour exercer dans les métiers de la Sécurité Privée, les salariés et les dirigeants doivent justifier de l'Aptitude Professionnelle (CQP-APS). Cette dernière s'obtient à l'issue d'une formation de 70 heures (dans des centres de formation habilités, 150 en France), d'un examen et d'une mise en situation. Objectif : encadrer, qualifier et épurer le secteur qui portait en son sein quelques brebis galeuses. Avec cette Aptitude, le secteur se crédibilise auprès de ses clients mais aussi auprès des jeunes qui envisagent cette carrière.

Pour autant, les métiers de la sécurité privée ont encore fortement besoin de communiquer pour attirer des recrues. La mise en place de cette Aptitude est un premier pas, mais il faut aller plus loin.

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