Du nouveau dans l'affaire sur la petite Maddy McCaan, disparue au Portugal en mai dernier. Il semblerait que les preuves manquent bel et bien pour inculper les parents de la petite Britannique. Et les méthodes de la police portugaise sont de plus en plus contestées.
Il semble que les McCaan n'aient plus à redouter d'être inculpés. Au Portugal, le Procureur estime qu'il n'y a pas de preuves contre eux et les responsables de l'enquête actuelle font l'objet d'un scandale lié à une affaire antérieure : soupçonnés d'avoir torturé et battu une jeune femme, Léonore Sipriano, pour lui faire confesser le meurtre de sa fille disparue justement non loin de Praia da Luz en 2004. Elle s'était rétractée une fois présentée à un avocat, mais a été emprisonnée. Le corps de l'enfant n'a jamais été retrouvé.
Enfin, le porte-parole de la police, l'inspecteur De Suza, après avoir démissionné la semaine dernière a déclaré au Sunday Telegraph, que les accusations contre les MacCaan avaient pour seul but de les faire confesser eux aussi.
Le dispositif médiatique et financier des MacCaan ne cesse de s'accroître : après le don de 150.000 euros par Richard Bronson, pour leurs coûts légaux, c'est maintenant Bryan Kennedy, un milliardaire britannique, propriétaire d'un club de rugby, qui a annoncé qu'il mettait sa fortune et sa logistique au service de leur défense. Les MacCaan sont en congé sans solde depuis 4 mois et n'envisagent pas de reprendre leur travail. Ils se dédient à leur nouvelle campagne de recherches pour Madeleine, entourés d'un ex-attaché de presse du Gouvernement et d'un ex-journaliste de la BBC, pour porte-parole.