Informatique : un secteur toujours en pleine forme

Les perspectives de recrutement restent toujours aussi importantes, les projets informatiques des entreprises étant nombreux et denses. Les recruteurs sont à la recherche de profils spécifiques, dotés d'une double compétence technique-métier.

Après quelques années de doute, le secteur informatique est reparti de l’avant. Aujourd’hui, la demande en informaticiens (développeur, chef de projet, architecte réseau, consultants, commerciaux) reste et restera très forte. Illustration de cette tendance, les entreprises recrutent leurs futurs collaborateurs avant même la fin de leurs études !

D’ailleurs, pour beaucoup, la pénurie en ressources humaines a tendance à se renforcer. Pour autant, les recruteurs sont à la recherche de profils de plus en plus spécifiques caractérisés par une double-compétence. Cette dernière constitue un sésame absolu pour entrer dans le secteur.

Une santé éclatante

Le secteur ne connaît pas la crise. Selon un rapport de la Dares, « les Métiers en 2020 », les besoins en informaticiens vont connaître une croissance d’ici à 2020. Le secteur fait partie des cinq premiers où les postes à pourvoir à cette date seront les plus importants.

Ainsi, on prévoit 149 000 créations nettes d’emplois et 207 000 postes à pourvoir ! Autant dire que les effectifs dans les Écoles ne seront pas suffisants ! Pourquoi cette croissance ? De plus en plus de grandes entreprises, comme les banques, doivent aujourd’hui faire évoluer leurs systèmes informatiques. De nouvelles technologies comme la téléphonie sur Internet, la mobilité… entraînent une refonte des architectures. Ces projets, lourds, exigent beaucoup de ressources.

Dans le même temps, le prix de ces nouvelles technologies a tendance à baisser régulièrement. Ce qui pousse les entreprises à investir dans ce domaine.

Une demande de haut niveau

Le profil Bac+4/5 type ingénieur est le plus recherché pour des postes dans l’analyse de besoins, le développement, la programmation (Java, Doc.net), dans la conception et la réalisation, dans l’architecture des SI (systèmes d’Information), la conduite de projet. Mais dans le même temps, les recruteurs (quasiment la moitié sont des SSII, sociétés de services informatiques, qui envoient des informaticiens dans les grandes entreprises) sont à la recherche de double-profils.

Aujourd’hui, un bon informaticien doit connaître le métier de l’entreprise cliente. Car l’informatique est aujourd’hui étroitement liée à l’activité, aux résultats et non plus seulement à l’organisation ou à la gestion. En effet, le système d’information fait évoluer les métiers de l’entreprise. Connaître les spécificités d’un secteur donné (banque, automobile, énergie…), posséder une double-compétence à travers un double-cursus est aujourd’hui un atout considérable pour un jeune informaticien. Il ne faut pas non plus oublier la maîtrise d’une langue étrangère qui est obligatoire.

Enfin, un informaticien doit être capable de travailler en équipe avec le client, de communiquer avec lui.

Encore une fois, compte tenu du rôle central de l’informatique dans la vie d’une entreprise, l’informaticien doit pouvoir expliquer, conseiller, rassurer… et pas seulement bâtir un réseau.
Aujourd’hui, le métier n’est plus seulement technique.

Salaires élevés mais mobilité demandée

Face à la forte demande d’informaticiens, les salaires sont à la hausse. Et ces professionnels disposent également de nombreux avantages en nature : voiture de fonction, téléphone mobile, primes…

Par ailleurs, le secteur offre des perspectives d’évolution rapides, les possibilités de carrière sont nombreuses notamment en tant que chef de projet. Ces atouts sont d’ailleurs souvent cités par les jeunes qui commencent des études dans cette filière.

D’un autre côté, les recruteurs exigent une forte mobilité, régionale et parfois nationale. Elle est d’ailleurs souvent contractuelle. L’informaticien est la plupart du temps chez le client, les déplacements, parfois lointains, sont nombreux. Cette mobilité doit donc être prise en compte lorsqu’on envisage de travailler dans ce secteur.

Des besoins également dans la maintenance

Les nouveaux réseaux informatiques et télécoms exigent aujourd’hui une haute qualité de maintenance. Surtout, l’activité des entreprises clientes est désormais dépendante de ces réseaux, ce qui implique une importante demande en techniciens de maintenance (postes informatiques, réseaux Internet, téléphonie fixe et mobile).

Les formations dédiées Bac +2/3 comme le DUT gestion de réseaux se sont multipliées et sont appréciées par les recruteurs. À noter : ces formations constituent également de bons marchepieds vers des études poussées en école d’ingénieur.

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