Pour le travail poétique de ses sentiments, je peux te dire que Baudelaire est un précurseur du symbolisme. Il fait des correspondances (qui sont généralement des métaphores) entre deux choses. Comme par exemple dans sa poésie "L'ennemi" (L'ennemi de Baudelaire) il fait deux correspondances;
1) L'ennemi = le temps
2) Le printemps = sa jeunesse.
Tout ça sert à renforcer le sens de ses phrases.
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Dernière modification par Mayken ; 02/06/2008 à 19h35.
Que veux-tu dire par la variété de la forme poétique ? Tu parles des figures de style (champ morpho-syntaxique et champ sémantique) que Baudelaire utilise dans ses poèmes ?
Baudelaire est à la fois un poete romantique et l'un des premiers poetes modernes. Romantique dans la forme qu'il conserve à certains poemes (sonnets, alexandrins), moderne par celle qu'il donne à d'autres (poemes en prose).
Par ailleurs s'il considère (conception romantique) le poete comme étant un être à part, sorte d'intermédiaire entre Dieu et les hommes et s'il écrit traditionnellement dans une forme versifiée, travaillée et classique, il s'autorise également des images tout à fait nouvelles, mêlant à la fois sons, odeurs, couleurs et mouvements pour traduire dans ses "correspondances" quelque chose de plus total de la nature ou des sentiments.
Ceci est résolument moderne, d'autant qu'il prend, avec la ponctuation -souvent supprimée-, des libertés qu'on ne s'autorisait pas jusqu'alors.
Son rôle en tant que critique d'art doit également être souligné.
A la fois "souffrant" romantique qui cherche l'idéal et se trouve abandonné et seul dans la réalité, il s'inscrit au coeur de celle-ci en faisant lui-même des critiques d'art.
Il cherche par ses "correspondances" à donner des "symboles" à la réalité, c'est à dire une grille de lecture (d'explication) qui pourrait empêcher le poete romantique de se perdre -ce qu'il fait par ailleurs et dans d'autres poemes, dans ce qu'il appelle les "paradis artificiels", le "spleen" qui conduite à la mort.
Dernière modification par ventoux ; 03/06/2008 à 12h33.
1)En litterature, surtout en poesie et encore plus chez Baudelaire forme poetique et sentiments sont étroitement liés. Ce sont les sentiments qui dictent la forme poétique. Les poemes en prose sont "en prose" pour coller davantage à la vie que la forme rigide des vers, les "correspondances" cherchent à impliquer le coeur, l'âme, la force du poete le plus largement possible en créant des "passages" entre toutes les sensations, couleurs, sons, formes. Baudelaire est un peu comme un peintre, avec des mots... Tu comprends?
Pour ce qui est de la forme poetique au sens strict, elle va de la forme en vers des sonnets (2 tercets, 2 quatrains) à celle de la prose avec des métaphores et un style (mots) poétique (images, allégories, métaphores, et ces fameuses "correspondances" qui lui sont prores.
2)Le Paris de Baudelaire est un Paris d'atmosphère : il est vu par un flaneur dans les rues de PAris. C''est un promeneur qui se plonge dans la foule et se laisse aller à la mélancolie, au cauchemar d'enfermement que la ville peut lui inspirer ("les sept vieillards").
Il ne s'agit pas du tout d'un Paris précis, géographique, de "terroir". Ce qu'il y trouve en s'y promenant, ce sont surtout des gens perdus. Paris est le cadre de la détresse de ses habitants.
Cette fascination que B a pour Paris s'apparente à son spleen. Les rues de la ville sont mêlées là encore à son imagination.
"La rue assourdissante autour de moi hurlait..." ("A une passante", dans "tableaux parisiens").
AUtrement dit le Paris de Baudelaire bouge et se transforme sans cesse au grè de ses flâneries et selon ses humeurs.
Tu suis?
A bientôt!
Pour le travail poétique de ses sentiments, je peux te dire que Baudelaire est un précurseur du symbolisme. Il fait des correspondances (qui sont généralement des métaphores) entre deux choses. Comme par exemple dans sa poésie "L'ennemi" (L'ennemi de Baudelaire) il fait deux correspondances;
1) L'ennemi = le temps
2) Le printemps = sa jeunesse.
Tout ça sert à renforcer le sens de ses phrases.
Bonjour, j'arrive trop tard? Donne la date de remise de ton devoir tout de suite, ça n'est pas clair...
Bon. Non, tu ne fais pas fausse route:
La femme est à la fois un objet d'idéal pour Baudelaire, elle l'aide à sortir du "spleen", il la considère comme une "magicienne" et en parle avec des majuscules. C'est à peine si elle est réelle et il la choisit souvent dans la mythologie (Eurydice, Circé, Vénus...)
Mais en même temps la fascination qu'il éprouve pour elle lui fait peur: il la voit alors sous les traits d'une prostituée (cf cycle de Jeanne Duval), d'une femme aux instincts animaux, impure.
Puis, quand lson âme est plus apaisée, il considère la femme comme une enfant, comme son double, une soeur ("Invitation au voyage").
Ce qui est caractéristique chez B, c'est son ambivalence vis à vis de la femme.
Poete romantique, il la voit "déesse", poete réaliste, il la voit "putain", poete/messager d'un au-delà, poete seul, il la voit totale : tout à la fois, femme, amie, soeur, mère, vieille, laide, belle,...
Tout se confond finalement dans un seul être à la fois spleen et... Ideal.
A bientôt. Donne-moi davantage de precisions sur date et questions la prochaine fois!
Dernière modification par ventoux ; 09/06/2008 à 16h37.