Bonjour , j'aurai besoin de votre aide pour un commentaire littéraire sur le texte (ci-dessous) , j'aurai besoin surtout de votre aide pour l'introduction car je n'en ai jamais fait et je ne trouve pas d'entrée en matière littéraire :s . Merci d'avance de votre aide
Jean le Bleu Dans un roman à caractère autobiographique, Jean le Bleu, écrit en 1932, Jean Giono ressuscite son enfance provençale. Dans cet extrait, un ancien prêtre, devenu l’ami de Jean le Bleu, fait découvrir à l’enfant les classiques grecs. "
(Remarque : dont l'épopée de l'Iliade, Homère, poète grec du VIIè siècle avant notre ère, évoque la légendaire guerre de Troie. )
" Lis ", dit l'homme noir.
Il me donna l'Iliade.
J'allai m'asseoir sur la pierre du seuil.
Les rossignols du lavoir chantaient encore. L’orage maintenant tenait tour le rond du ciel.
Tour le jour se passa en silence ; toute la nuit. Le lendemain, le ciel était libre et clair.
Les hommes et les femmes sortirent pour attaquer.
Je lus l'Iliade au milieu des blés mûrs. On fauchait sur tout le territoire. Les champs lourds se froissaient comme des cuirasses. Les chemins étaient plein d'hommes portant des faux. Des hurlements montaient des terres où l'on appelait les femmes. Les femmes couraient dans les éteules (1). Elles se penchaient sur les gerbes i elles les relevaient à plein bras - et on les entendait gémir ou chanter. Elles chargeaient les chars. Les jeunes hommes plantaient les fourches de fer, relevaient les gerbes et les lançaient. Les chars s'en allaient dans les chemins creux. Les chevaux secouaient les colliers, hennissaient, tapaient du pied. Les chars vides revenaient au galop, conduits par un homme debout qui fouettait les bêtes et serrait rudement dans son poing droit toutes les rênes de l'attelage. Dans l'ombre des buissons on trouvait des hommes étendus, bras dénoués, aplatis contre la terre, les yeux fermés ; et, à côté d'eux, les faucilles abandonnées luisaient dans l'herbe.
Nous allions garder le troupeau. La colline aimée des bêtes était juste au-dessus des moissons. L’homme noir se couchait dans l'ombre chaude des genévriers ; je m'allongeais à côté de lui. Nous restions un moment à souffler et à battre des paupières ; le chemin de la colline, avec ses pierres rondes, restait longtemps à se tordre, tout étincelant dans le noir de mes yeux.
" Et le livre?
- Il est là. "
Il fouillait dans la musette. L’Iliade était là, collée contre le morceau de fromage blanc. Cette bataille, ce corps à corps danseur qui faisait balancer les gros poings comme des floquets(2) de fouet, ces épieux, ces pics, ces flèches, ces sabres, ces hurlements, ces fuites et ces retours, et les robes de femmes qui flottaient vers les gerbes étendues : j'étais dans l'Iliade rousse.
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l. éteule : chaume qui reste sur place, après la moisson. 2. floquet: ornement de rubans, en forme de flocons.
Dans ce récit autobiographique, Jean Giono évoque son enfance passée à Manosque, dans une maison haute avec un escalier étroit qui relie la blanchisserie du rez-de-chaussée, où s'active sa mère Pauline, au troisième où se trouve l'atelier de cordonnier de son père. C'est là que Jean Giono a appris à sentir, à voir et à penser sous la garde vigilante de sa mère, modelé par la sagesse et la grande bonté de son père. Jean Giono nous raconte aussi les aventures et les drames qui l'ont marqué et sa découverte de la sensualité au cours d'un séjour chez les bergers. C'est sur le départ pour la guerre de 1914 que s'achève ce merveilleux recueil de souvenirs d'enfance, empli de fraîcheur et de tendresse.
Il faut reprendre des idées de ce résumé pour faire l'introduction. Finir par une question laissant présager de la suite du commentaire à la fin de l'introduction pour donner au lecteur l'envie de continuer sa lecture.
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