bonjour à tous,
j'ai une énorme urgence à régler et je ne m'en sort pas avec tous mes autres devoirs, aidez-moi svp:
le texte est : Molière, les femmes savantes, act 1' scène1, 1672.
et les consignes sont:
dans la réplique d'Armande,
1) relevez la thèse défendue
2)relevez la thèse réfutée
3)reformulez-les avec vos propres mots
4)comment Henriette justifie-t-elle sa position ?
merci par avance de bien vouloir m'aider à m'en sortir, et à bientôt je l'espère
Margaux
Citation:
ARMANDE
Mon Dieu, que votre esprit est d'un étage bas!
Que vous jouez au monde un petit personnage,
De vous claquemurer aux choses du ménage,
Et de n'entrevoir point de plaisirs plus touchants
Qu'un idole d'époux et des marmots d'enfants!
Laissez aux gens grossiers, aux personnes vulgaires,
Les bas amusements de ces sortes d'affaires;
À de plus hauts objets élevez vos désirs,
Songez à prendre un goût des plus nobles plaisirs,
Et traitant de mépris les sens et la matière,
À l'esprit comme nous donnez-vous toute entière.
Vous avez notre mère en exemple à vos yeux,
Que du nom de savante on honore en tous lieux:
Tâchez ainsi que moi de vous montrer sa fille,
Aspirez aux clartés qui sont dans la famille,
Et vous rendez sensible aux charmantes douceurs
Que l'amour de l'étude épanche dans les cours;
Loin d'être aux lois d'un homme en esclave asservie,
Mariez-vous, ma sœur, à la philosophie,
Qui nous monte au-dessus de tout le genre humain,
Et donne à la raison l'empire souverain,
Soumettant à ses lois la partie animale,
Dont l'appétit grossier aux bêtes nous ravale.
Ce sont là les beaux feux, les doux attachements,
Qui doivent de la vie occuper les moments;
Et les soins où je vois tant de femmes sensibles
Me paraissent aux yeux des pauvretés horribles.
HENRIETTE
Le Ciel, dont nous voyons que l'ordre est tout-puissant,
Pour différents emplois nous fabrique en naissant;
Et tout esprit n'est pas composé d'une étoffe
Qui se trouve taillée à faire un philosophe.
Si le vôtre est né propre aux élévations
Où montent des savants les spéculations,
Le mien est fait, ma sœur, pour aller terre à terre,
Et dans les petits soins son faible se resserre.
Ne troublons point du Ciel les justes règlements,
Et de nos deux instincts suivons les mouvements:
Habitez, par l'essor d'un grand et beau génie,
Les hautes régions de la philosophie,
Tandis que mon esprit, se tenant ici-bas,
Goûtera de l'hymen les terrestres appas.
Ainsi, dans nos desseins l'une à l'autre contraire,
Nous saurons toutes deux imiter notre mère:
Vous, du côté de l'âme et des nobles désirs,
Moi, du côté des sens et des grossiers plaisirs;
Vous, aux productions d'esprit et de lumière,
Moi, dans celles, ma sœur, qui sont de la matière
Dans la scène 1, Henriette annonce à Armande son intention d'épouser Clitandre. Armande, après avoir fait part du dégoût que lui inspire le mariage, la met en garde : Clitandre a été son soupirant et il est possible qu'il l'aime encore. Clitandre dément dans la scène 2 : la froideur d'Armande a éteint son amour et il n'aspire plus qu'à épouser Henriette. Dans la scène 3, Armande s'est retirée de dépit et Henriette conseille à Clitandre de gagner sa mère à leur cause, vu que c'est elle qui dirige la maisonnée. Clitandre sait qu'il devrait la flatter, mais il trouve leurs « études » futiles et ne peut le cacher. Il rencontre cependant Bélise dans la scène 4 et tente de lui parler, mais elle s'imagine qu'il lui fait une déclaration d'amour indirecte et ne l'écoute quasiment pas.
2. Analyse
Bien que la pièce traite en partie de l'éducation des femmes, son interprétation a longtemps été réduite à ce seul sujet. Elle a souvent été citée en exemple, notamment au XIXe siècle, pour démontrer qu'il est inutile, voire dangereux, de trop éduquer les filles.
Cette opinion est effectivement émise dans la pièce, mais elle ne résume pas toute sa thématique. Molière la place d'ailleurs dans la bouche de Chrysale, qui, tout en affirmant que les femmes doivent faire la couture et la cuisine et se taire, se montre au début incapable de résister à sa femme lorsqu'elle renvoie Martine et annonce son intention de marier Henriette à Trissotin.
Quant aux « femmes savantes », elles ne sont pas ridicules parce qu'elles veulent s'instruire, mais parce qu'elles croient s'instruire et ne font que fréquenter des pédants sans talent. Chrysale le dit dans l'Acte III scène 7 : « si vous songez à nourrir votre esprit, / C'est de viande bien creuse, à ce que chacun dit ». De son côté, Henriette, qui se vante à plusieurs reprises d'être bête ou sans instruction, connaît depuis longtemps la vraie valeur de Trissotin que ses « savantes » consœurs idolâtrent.
Dans cette pièce, Molière critique principalement les pédants et les poètes « de cour », notamment Cotin et Ménage qui lui ont inspiré les personnages de Trissotin et Vadius.
=> Molière se moque du pédantisme et le critique par l'intermédiaire des femmes savantes. On notera qu'à chaque fois Molière met en évidence les qualités et les défauts des personnages.
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merci beaucoup mais cela ne m'aide pas pour répondre à mes questions sur les thèses . pouvez vous m'aidez à répondre aux questions car je crois que mes réponses sont fausses. merci
Henriette et Armande défendent chacune une opinion contraire (thèse) en s’appuyant sur des arguments. Henriette a pourtant une argumentation plus solide.
On notera que les répliques d’Henriette sont plus
courtes mais plus efficaces, et que le manque d’efficacité de l’argumentation d’Armande vient du fait qu’elle emploie des phrases exclamatives sans réels arguments.
On notera également les marques de l’énonciation caractéristiques d’un discours qui
veut convaincre son destinataire (exclamation, questions rhétoriques, impératifs…).
Le débat confronte les points de vue divergents sur le mariage qui dérive progressivement vers le thème du savoir, de la réflexion. Selon Armande, le savoir tient une place plus importante que le sentiment amoureux. Henriette a une vision optimiste du mariage : elle fait l’apologie de l’amour partagé qui se concrétise par le mariage ; en revanche, Armande a une vision pessimiste de l’amour et du mariage. En effet, cette dernière accorde plus d’importance à la science et à la philosophie. Le passage étudié se découpe en deux parties : d’une part, les répliques alternées des deux sœurs et d’autre part, une longue tirade d’Armande. D’abord, l’échange de paroles place Armande dans une position de supériorité face à sa sœur. (1-25). Ensuite, la tirade d’Armande est l’anéantissement d’Henriette ; Armande s’impose et écrase sa sœur Henriette. (25-52)
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<P>merci beaucoup . pouvez vous me dire si mes réponses sont correctes :<BR>thèse défendue par Amande (dans le texte) : "Songez à prendre un goût des plus nobles plaisirs,<BR>Et traitant de mépris les sens et la matière,<BR>À l'esprit comme nous donnez-vous toute entière."<BR>cependant je n'arrive pas à la traduire avec mes propres mots et je ne suis pas sure que cela soit bon.<BR> <BR>thèse réfutée par Armande : "Mon Dieu, que votre esprit est d'un étage bas! De vous claquemurer aux choses du ménage"<BR>je ne suis vraiment pas sure que cela soit bon.<BR> <BR>arguments n°1:"Vous avez notre mère en exemple à vos yeux,<BR>Que du nom de savante on honore en tous lieux:"</P>
<P><BR>arguments n°2:"Loin d'être aux lois d'un homme en esclave asservie,<BR>Mariez-vous, ma sœur, à la philosophie,<BR>Qui nous monte au-dessus de tout le genre humain,<BR>Et donne à la raison l'empire souverain,"<BR>Cela est-il bon ?</P>
<P>Merci de me répondre rapidement je doit bientôt rendre mon devoir. merci beaucoup</P>