Contrôleur financier : un métier qui ne connait pas la crise

La vérification et la validation des comptes d’une entreprise sont aujourd’hui stratégiques, voire vitales vu le contexte actuel. Il n’est donc pas étonnant de constater une très forte demande pour ces professionnels, spécialistes des chiffres, des normes et des réglementations toujours plus complexes.

Dans le contexte actuel, les entreprises ont de plus en plus besoin de vérifier et de valider leurs comptes avec l’assurance que le travail sera irréprochable. Dans le même temps, les contraintes réglementaires toujours plus complexes obligent les entreprises à veiller au respect d’un certain nombre de règles. Des règles encore plus prégnantes dans un contexte de crise. D’où l’importance stratégique de la fonction de contrôleur financier. Face à ces besoins de vérifications croissants, face aux doutes de l’entreprise, la fonction est d’autant plus recherchée.

Une place stratégique dans l’entreprise

La mission du contrôleur financier est simple et complexe à la fois. Son rôle est de vérifier les comptes et les finances de l’entreprise dans laquelle il travaille. Il produit les reporting légaux et réglementaires, dans les entreprises en respectant une réglementation toujours plus complexe.

Pour ce faire, il développe les outils nécessaires au suivi des finances et se doit de connaître tous les secrets de la société. L'activité implique de se déplacer auprès des détenteurs d'informations pour les questionner et pour examiner les archives, les factures.

Un métier porteur

Le marché de l’emploi est tendu, car le contexte actuel (crise financière, ralentissement de l’activité, réglementation de plus en plus complexe) pousse les entreprises et notamment les banques à rechercher activement ce type de profils. Les banques sont en effet dans la tourmente, accusées d’avoir initié la crise actuelle. Leurs besoins de vérification, de validation sont donc très importants. Elles doivent véritablement renforcer leurs contrôles et s’offrir une nouvelle crédibilité. La recherche de profils a donc suivi cette tendance. Bref, les perspectives sont très bonnes pour 2017, mais aussi pour les prochaines années. C’est rare pour être souligné, mais la crise profite bien à l’essor de ce métier.

Le cursus de formation

La profession exige une formation assez longue et solide : bac +4 à bac +5 en comptabilité gestion avec le Diplôme d'Etudes Supérieures Comptables et Financières (DESCF) ou le Diplôme d’Etudes Comptables Supérieures (DECS) ou une Ecole de Commerce.

Concernant les qualités essentielles, la rigueur et l’esprit d’analyse et de synthèse arrivent en haut de liste. Cette rigueur doit également se retrouver dans le dossier de candidature pour un poste. Le recruteur ne laissera passer aucune faute, un comble pour celui qui a vocation à les chasser.

Autres qualités requises : avoir de bonnes qualités relationnelles et pédagogiques, un grand pouvoir d’adaptation (les normes et réglementations évoluant rapidement), avoir un bon niveau d’anglais.

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