Doc. 1: Part des mineurs dans la criminalité et la délinquance en France métropolitaine.
(En %) 2004 2005 2006
Vols( y compris recel) 30,3 30,7 31,6
Crimes et autres délits contre des personnes 14 14,4 15,8
INSEE, TEF 2007
Doc. 2
S’il est incontestable que l’âge d’entrée dans la délinquance est de plus en plus précoce (entre 10 et 15 ans), c’est davantage l’âge de sortie de la délinquance qui est la variable essentielle. En effet, s’agissant des populations à risques (faible niveau de revenu, fort taux de chômage des parents, lieu de résidence défavorisée, conflits familiaux, familles issues de l’immigration, etc.), l’ âge d’entrée s’apparente un fait social normal au sens de Durkheim. En revanche, l’âge de sortie dépend du passage du statut social de « jeune » à celui « d’adulte »caractérisé par l’insertion professionnelle, l’indépendance financière et la construction d’une famille autonome. Or, dans certaines zones urbaines aujourd’hui, ce changement de statut s’effectue plus difficilement ce qui conduit à reproduire la vie délinquante après l’adolescence.
Alain Beitone et alii ,Sciences sociales, Sirey, 2004
Doc. 3
Il est remarquable qu’ Erving Goffman* ne mentionne pas le lieu de résidence parmi les « handicaps » qui peuvent « disqualifier l’individu » et le priver de « l’entière acceptation par les autres » . Pourtant l’infamie territoriale présente des propriétés cousines de celles des stigmates corporels, moraux et tribaux, et elle pause des dilemmes de gestion de l’information, de l’identité et des relations sociales tout à fait similaires.
Les grands dossiers de Sciences humaines,
n°4, sept. -oct. -nov. 2006
*. Sociologue canadien auteurs de Stigmates, 1963. Il affirme que les individus ou groupes porteurs d’attributs particuliers sont disqualifiés, discrédités, en raison de l’écart à la norme que se « stigmate » constitue.
Doc. 4
L’acteur de la « galère » vit dans un monde faiblement autorégulé, désorganisé.[…] C’est un peu l’image de l’absence de régulation qu domine dans les cités de banlieue où le vol n’est associé à aucun sentiment de culpabilité et où les opportunités sont nombreuses et le contrôle faible. Alors voler l’autoradio du voisin n’a pas plus de sens que voler un disque dans une grande surface. Le deuxième principe de constitution de la « galère » est celui de l’exclusion, de l’impossibilité d’accéder à une profession ou à une scolarité acceptable.
François Dubet, La Galère. Jeunes en survie, Fayard, 1987.
Bonjour,
Je dois faire le sujet suivant pour mardi prochain et je souhaiterais avoir un coup de pouce:
Après avoir caractérisé la délinquance juvénile, vous montrerez qu'elle peut s'expliquer en partie par un processus de stigmatisation et d'exclusion.
J'ai déja commencé le plan mais je sais pas je suis bien partie.
Je propose:
(Introduction)
A-) La délinquance juvénile
1- Définition et caractérisation
2- Les differents cas de délinquence juvénile
B-)Les differents cas de processus
1- Processus de stigmatisation
2- Processus d'exclusion
3- Conséquences
Ton plan semble tout à fait bon, je ne vois pas quoi mettre d'autre en tout cas. N'oublie pas que dans tes consignes, le point B doit expliquer ce que tu indiques au point A selon la phrase suivante :
" Après avoir caractérisé la délinquance juvénile, vous montrerez qu'elle peut s'expliquer en partie par un processus de stigmatisation et d'exclusion."
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