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Vieux 04/03/2008, 09h27   #1
hela
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version: Woodrow

Chers profs,

J'ai trouvé cet exercice de traduction et je souhaiterais avoir votre avis sur mon travail. Comme d'habitude, je vais vous énerver en vous proposant plusieurs traductions. Je fais ceci soit pour savoir si plusieurs d'entre elles sont compatibles, soit parce que j'hésite. Pardon.

TEXTE:

Sandy Woodrow heard his phone ring, he put the can down on his desk and grabbed the receiver: "Woodrow here," and the telephone jammed to his ear.
"Oh, Sandy, it's Mike Mildren. Good morning. You alone by any chance?"
Shiny, overweight, twenty-four-year-old Mildren, High Commissioner's private secretary, Essex accent, fresh out from England on his first overseas posting — and known to the junior staff, predictably, as Mildred.
Yes, Woodrow conceded, he was alone. Why?
"Something's come up, I'm afraid, Sandy. I wondered if I might pop down a moment actually."
"Can't it wait till after the meeting?"
"Well, I don't think it can really — no, it can't," Mildren replied, gathering conviction as he spoke. "It's Tessa Quayle, Sandy."
A different Woodrow now, hackles up, nerves extended. Tessa. "What about her?" he said. His tone deliberately incurious, his mind racing in all directions. Oh Tessa. Oh Christ. What have you done now?
"The Nairobi police say she's been killed," Mildren said, as if he said it every day.
"Utter nonsense," Woodrow snapped back before he had given himself time to think. "Don't be ridiculous. Where? When?"
"At Lake Turkana. The eastern shore. This weekend. They're being diplomatic about the details. In her car. An unfortunate accident, according to them," he added apologetically. "I had a sense that they were trying to spare our feelings."
"Whose car?" Woodrow demanded wildly — fighting now, rejecting the whole mad concept — who, how, where and his other thoughts and senses forced down, down, down, and all his secret memories of her furiously edited out, to be replaced by the baked moonscape of Turkana as he recalled it from a field trip six months ago in the unimpeachable company of the military attaché. "Stay where you are, I'm coming up. And don't talk to anyone else, d'you hear?"
Moving by numbers now, Woodrow replaced the receiver, walked round his desk, picked up his jacket from the back of his chair and pulled it on, sleeve by sleeve. He would not customarily have put on a jacket to go upstairs. Jackets were not mandatory for Monday meetings, let alone for going to the private office for a chat with chubby Mildren. But the professional in Woodrow was telling him he was facing a long journey. Nevertheless on his way upstairs he managed by a sturdy effort of self-will to revert to his first principles whenever a crisis appeared on his horizon, and assure himself, just as he had assured Mildren, that it was a lot of utter nonsense.

TRADUCTION:

Sandy Woodrow entendit sonner son téléphone, posa la cannette sur son bureau et saisit le récepteur (?) : « Woodrow à l’appareil », et la ligne grésilla dans son oreille (?) / et colla le téléphone à son oreille (?).
« Ah Sandy, c’est Mike Mildren. Bonjour. Vous êtes seul / Seul par hasard ? »
Resplendissant / Toujours impécable (?), rondouillet / potelé / bien en chair / corpulent (?) [l’expression « être en surpoids « existe-t-elle ?], vingt-quatre ans, Mildren à l’ accent de l’Essex, était le secrétaire particulier du Haut Commissaire récemment affecté d’Angleterre à son premier poste outre-mer et était connu par le jeune personnel, comme on pouvait s’y attendre, sous le nom de Mildren.
Oui, concéda Woodrow, il était seul, pourquoi ?
« Il est arrivé quelque chose, j’en ai peur, / Je crains qu’il ne soit arrivé qq ch, Sandy, je me demandais si je pourrais [conditionnel possible ici ?] descendre vous voir un instant en fait.
- Ça ne peut pas attendre après la réunion ?
- Eh bien non, je ne pense pas que ça puisse vraiment, non ça ne peut pas attendre, répondit Mildren, de plus en plus convaincant à mesure qu’il parlait / s’efforçant d’être de plus en plus convaincant (?). C’est Tessa Quayle, Sandy. »Un tout autre Woodrow se hérisse à rebiffe / s’indigne à présent [pourquoi le présent tout d’un coup ?], les nerfs tendus / à vif. Tessa : « Que lui est-il arrivé, » demanda-t-il ? Alors que le ton de sa voix était délibérément détaché / désinvolte (?), son esprit s’activait dans tous les sens / ses pensées se bousculaient à toute vitesse. Oh Tessa. Doux Jésus. Qu’est ce que tu as encore fait ?
« La police de Nairobi déclare / affirme it qu’elle a été assassinée / tuée, dit Mildren, comme s'il disait ça tous les jours.
- Pures sornettes/foutaise /Ce ne sont que des fadaises (?), rétorqua/répondit Woodrow sèchement / d’un ton tranchant (?) sans même prendre/se donner le temps / avant même qu’il ait eu le temps de réfléchir. Ne soyez pas ridicule. Où ? Quand ?
- Au lac Turkana. La rive / berge / côte (?) est. Ce week-end. Ils se montrent diplomates quant aux détails. Dans sa voiture. Un malheureux accident, selon eux, ajouta-t-il l’air embarrassé / confus. J’ai eu l’impression qu’ils essayaient d’épargner notre souffrance / douleur.
La voiture de qui ? demanda instamment Woodrow sur un ton agressif - se refusant à cette dure réalité / luttant contre ses pensées funestes (?) maintenant, rejetant entièrement cette idée folle – il tentait de refouler / réprimer au plus profond de lui les questions qui, comment, où et ses autres pensées et sens/sensations/émotions (?), et d’effacer tous les souvenirs secrets qu’il avait d’elle, pour les remplacer par le paysage lunaire roussi de Turkana comme il se le rappelait lors d’un voyage d’étude six mois auparavant en compagnie de l’irréprochable attaché militaire. Restez où vous êtes, je monte. Et ne parlez à personne d’autre, v’s’entendez / v’z’entendez?
Pocédant par ordre / machinalement à présent, Woodrow replaça le récepteur, contourna son bureau, prit sa veste sur le dossier de son fauteuil et l’enfila une manche après l’autre. En temps normal, il n’aurait pas mis de veste pour monter.
Le port de la veste n’était pas obligatoire pour les réunions du lundi, encore moins pour aller discuter avec le rondouillet Mildren dans son bureau privé.
Mais la voix professionnelle qui était en Woodrow lui disait qu’il faisait face à une longue traversée / un long voyage. Néanmoins, en montant l’escalier, au prix d’un vigoureux effort de volonté, il réussit à revenir à ses premiers principes comme chaque fois qu’une crise se présentait à lui et à se convaincre, tout comme il avait convaincu Mildren, que tout cela n’était qu'un ramassis d'absurdités.


Respectueusement vôtre,
Hela
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Vieux 04/03/2008, 13h06   #2
Jean
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Jean est sur la bonne voie

Bonjour Hela,

Sauf erreur, j’ai déjà corrigé ce texte, ici.
Exact, je viens de le retrouver au 24-12-07.
Mais je préfère, et de loin, à la fois ta version et la mienne.
Personnellement, je devais être fatigué car j'ai laissé passer des tas de choses que j'ai mieux appréhendées ce matin.
Lucky you!

Sandy Woodrow entendit sonner son téléphone, posa la cannette sur son bureau et saisit le récepteur : « Woodrow à l’appareil », et <la ligne grésilla dans son oreille (?) / et colla> il coinça le téléphone à son oreille.
« Ah Sandy, c’est Mike Mildren. Bonjour. Vous êtes <seul> seul par hasard ? »
<Resplendissant> Toujours impeccable/tiré à quatre épingles, rondouillet,

<potelé> bien en chair <corpulent> [l’expression « être en surpoids » existe-t-elle ? Oui, mais elle fait partie plutôt du domaine médical], vingt-quatre ans, Mildren, <à l’> accent de l’Essex, <était le> secrétaire particulier du Haut Commissaire récemment affecté d’Angleterre à son premier poste outre-mer et <était> connu par le <jeune> personnel subalterne comme on pouvait s’y attendre, sous le nom de Mildren.
Oui, concéda Woodrow, il était seul, pourquoi ?
« Il est arrivé quelque chose, j’en ai peur, <Je crains qu’il ne soit arrivé qq ch,> Sandy, je me demandais si je pouvais [conditionnel possible ici ? Non, might est le passé de may donc l’imparfait convient] descendre vous voir un instant en fait.
- Ça ne peut pas attendre après la réunion ?
- Eh bien non, je ne pense pas que ça puisse vraiment, non ça ne peut pas attendre, répondit Mildren, de plus en plus convaincant à mesure qu’il parlait <s’efforçant d’être de plus en plus convaincant>. C’est Tessa Quayle, Sandy. » Un tout autre Woodrow <se hérisse à rebiffe s’indigne>> irrité à présent [pourquoi le présent tout d’un coup ? Ce n’est pas un présent ! Hackles est un nom pluriel = les poils du cou], les nerfs tendus / à vif. Tessa : « Que lui est-il arrivé, » demanda-t-il ? <Alors que le ton de sa> Son ton de voix <était> ne manifestant délibérément <détaché / désinvolte> aucune curiosité, <son esprit s’activait> il réfléchissait à toutes les éventualités <dans tous les sens / ses pensées se bousculaient à toute vitesse>. Oh Tessa. Doux Jésus. Qu’est ce que tu as encore fait ?
« La police de Nairobi déclare <affirme it qu’elle a été assassinée> tuée, dit Mildren, comme s'il disait ça tous les jours.
- <Pures sornettes/foutaise /Ce ne sont que des fadaises> C’est complètement absurde, rétorqua <répondit> Woodrow sèchement <d’un ton tranchant> <sans même prendre/se donner le temps> avant même qu’il ait eu le temps de réfléchir. Ne soyez pas ridicule. Où ? Quand ?
- Au lac Turkana. La rive <berge / côte> est. Ce week-end. Ils se montrent diplomates quant aux détails. Dans sa voiture. Un malheureux accident, selon eux, ajouta-t-il <l’air embarrassé / confus> comme pour s’excuser. J’ai eu l’impression qu’ils essayaient <d’épargner notre souffrance douleur> de ménager nos sentiments.
De qui la voiture ? demanda instamment Woodrow sur un ton agressif - <se refusant à cette dure réalité / luttant contre ses pensées funestes> maintenant, rejetant entièrement cette idée folle – il tentait de refouler <réprimer> au plus profond de lui les questions qui, comment, où et ses autres pensées et <sens> sensations <émotions>, et d’effacer tous les souvenirs secrets qu’il avait d’elle, pour les remplacer par le paysage lunaire roussi de Turkana comme il se le rappelait lors d’un voyage d’étude six mois auparavant en compagnie de l’irréprochable attaché militaire. Restez où vous êtes, je monte. Et ne parlez à personne d’autre, <v’s’ entendez v’z’> m’entendez?
<Procédant par ordre / machinalement> Se déplaçant mécaniquement à présent, Woodrow reposa <replaça> le récepteur, contourna son bureau, prit sa veste sur le dossier de son fauteuil et l’enfila une manche après l’autre. En temps normal, il n’aurait pas mis de veste pour monter.
Le port de la veste n’était pas obligatoire pour les réunions du lundi, encore moins pour aller discuter avec le rondouillet Mildren dans son bureau privé.
Mais <la voix> le professionnel<le qui était> en Woodrow lui disait qu’il faisait face à une longue traversée / un long voyage. Néanmoins, en montant l’escalier, au prix d’un vigoureux effort de volonté, il réussit à revenir à ses premiers principes comme chaque fois qu’une crise se présentait à lui et à se convaincre, tout comme il avait convaincu Mildren, que tout cela n’était qu'un ramassis d'absurdités.



Dernière modification par Jean ; 04/03/2008 à 13h15.
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Vieux 04/03/2008, 15h02   #3
hela
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Merci mille fois, Jean! Vous êtes super gentil.

Voici qques questions, si vous permettez:

1) Est-ce que "shiny" = pourrait avoir le sens de "rafiné" ici? (dans ses manières ?)

2) Accent de l’Essex = ça donne quoi comme accent ? posh, Queen's English?

3) Oui, concéda Woodrow, il était seul, pourquoi ? = Style indirect libre ?

4) A different Woodrow now, hackles up, nerves extended.
La phrase : Un tout autre Woodrow irrité à présent, les nerfs tendus. Tessa : « Que lui est-il arrivé, » demanda-t-il ? me paraît bizarre sans verbe. A-t-elle un sens ? ou dois-je écrire qqch comme Woodrow était tout autre à présent :/, irrité, les nerfs tendus ?

5) lac Turkana = est-ce que « lac » prend une majuscule ?
6) Ils se montrent diplomatesprudents / diligents pour ce qui est des détails (possibles aussi ?).

7) comment traduiriez-vous « fighting now » si vous enlevez « se refusant à cette dure réalité / luttant contre ses pensées funestes » ?

8) secret memories = souvenirs « intimes » mieux que « secrets » ?

A bientôt,
grosse bise

Dernière modification par hela ; 04/03/2008 à 19h11.
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Vieux 04/03/2008, 20h45   #4
Jean
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Bonsoir Hela,

1) Est-ce que "shiny" = pourrait avoir le sens de "raffiné" ici? (dans ses manières ?)
=> Je ne pense pas, non. Le sens premier est "brillant/lisse" en parlant d'objets tels que des souliers, un costume, une rue mouillée de pluie, etc.
Alors, en y réfléchissant bien, et appliqué à un bonhomme, cela évoque sans doute son physique. Comme il est rondouillard, sa peau graisseuse doit briller, être luisante. Beurk !
Pourrait-on aller jusqu'à dire qu'il brillait/luisait ? Sans doute.
Et autant pour moi, j’ai commis un faux-sens en traduisant par « tiré à quatre épingles ».

2) Accent de l’Essex = ça donne quoi comme accent ? posh, Queen's English?
=> Tout le contraire de posh justement. L'Essex, c'est la banlieue est de Londres, banlieue ouvrière, la "base arrière" du fameux accent cockney.

3) Oui, concéda Woodrow, il était seul, pourquoi ? = Style indirect libre ?
=> C'est le style indirect en effet.

4) A different Woodrow now, hackles up, nerves extended.
La phrase : Un tout autre Woodrow irrité à présent, les nerfs tendus. Tessa : « Que lui est-il arrivé, » demanda-t-il ? me paraît bizarre sans verbe. A-t-elle un sens ? ou dois-je écrire qqch comme Woodrow était tout autre à présent :/, irrité, les nerfs tendus ?
=> Personnellement, je reste fidèle au texte de départ.
Cette phrase n’a pas de verbe. Soit, et alors ? Où est le problème ? On la comprend quand même, non ?


5) lac Turkana = est-ce que « lac » prend une majuscule ?
=> En français non, pas que je sache. J’écris naturellement « le lac Majeur ».

6) Ils se montrent diplomatesprudents / diligents pour ce qui est des détails (possibles aussi ?).
=> « Il se montrent diplomates sur les détails » signifie qu’ils évitent d’en donner trop à leurs interlocuteurs pour ne pas les choquer. Surtout si Tessa est en très mauvais état physique après son accident.


7) comment traduiriez-vous « fighting now » si vous enlevez « se refusant à cette dure réalité / luttant contre ses pensées funestes » ? <Là, je crois que tu vas trop loin dans l’extrapolation
=> Je comprends « fighting now » comme « se faisant violence désormais », autrement dit, il lutte au sens propre avec lui-même, ses souvenirs enfouis en lui, pour n’en retenir que les heureux, ceux du bord du lac. Ça te va ?


8) secret memories = souvenirs/secrets « intimes » mieux que « secrets » ?
=> Oui, tout à fait.
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