Nous sommes tous soumis au stress que ce soit à l'école ou au travail. Mais à la longue, il peut empoisonner la vie et mettre la santé en danger. Comment réagir et comment s'adapter?
1. Trouver la cause du stress
On ne peut parler du stress sans prendre en considération l’aspect psychologique de ce phénomène. Aspect sans lequel il serait difficile de trouver les bons moyens de gérer son stress.
Toutes les solutions et tous les remèdes que l’on prendrait pour palier aux effets du stress n’agiraient que de manière temporaire avec une efficacité très relative.
Chaque individu a sa propre vision de la réalité, cette vision des choses est en grande partie conditionnée par son histoire personnelle. C’est pour cela que personne ne réagit de la même façon face à un même événement.
Il faut distinguer, comme nous venons de le voir, un stress passagé suite à un événement particulier, et un état de stress que l’on ressent soit de manière récurrente soit de manière quasi permanente.
2. Etes-vous stressé ? Faites le test
Examinez cette liste, et si vous reconnaissez plusieurs de ces symptômes, il y a de fortes probabilités que vous viviez un état de stress et qu’il est sûrement nécessaire de faire quelque chose.
* Vous sentez-vous souvent fatigué ?
* Avez-vous tendance à avoir du mal à vous endormir ?
* Ou vous réveillez-vous souvent la nuit ? Votre sommeil est-il agité ?
* Et si vous dormez bien avez-vous le sentiment que votre nuit ne vous a pas permis de vous récupérer complètement de la journée de la veille ?
* Avez-vous des angoisses régulièrement ?
* Sentez-vous parfois déprimé ?
* Souvent agité(e) ?
* Tendu(e) ?
* Nerveux (e) ?
* Anxieux (e) ?
* Irritable ?
* Avez-vous des migraines ou maux de tête sur lorsque vous êtes au repos ?
* Vous sentez-vous « saturé » ?
* Eprouvez-vous souvent un raz-le-bol ?
* Avez-vous du mal à vous concentrer ?
* Vos pensées sont-elles confuses ?
* Avez-vous fréquemment des trous de mémoire ?
* Des absences ?
* Un défaut d’attention parfois ?
* De la difficulté à trouver vos mots ?
* Eprouvez-vous un mal-être ou des oppressions ?
* Tombez-vous facilement malades (rhumes à répétition par exemple) ?
* Vous sentez-vous démotivé ?
* Faites-vous des crises de spasmophilie ?
* Vous sentez-vous parfois hypocondriaque
(peur de la maladie) ?
* Manquez-vous de confiance en vous ?
* Ou d’estime de vous-même ?
* Avez-vous de la peine à vous relaxer ? Vous sentez-vous désorganisé ?
* Faites-vous souvent des erreurs ?
* Ressentez-vous une certaine excitabilité ?
Plus le nombre de symptômes est important et plus vous êtes dans un état de stress qui nécessite sûrement d’agir pour retrouver votre équilibre.
Attention, un stress ne s’améliore jamais tout seul, même si vous le laissez derrière vous et l’oubliez.
Ce sont autant de déséquilibres qui s’accumulent et qui avec le temps sont de plus en plus difficile à résorber, et qui nécessiteront donc plus de temps et de moyen pour retrouver un bon niveau d’équilibre.
3. Comment gérer son stress ?
Le stress (sous-entendu «négatif») est perçu de nos jours comme «le mal du siècle», mais les armes pour lutter contre ce fléau ne manquent pas ! Il suffit de les connaître et de s’y essayer, puis d’en choisir l’une ou l’autre et de s’y entraîner. Pour vous aider à faire le tri, voici une brève présentation des techniques les plus couramment utilisées. A vous d’opter pour celle(s) qui vous convien(nen)t le mieux.
• Canaliser ses émotions, ne pas s'emporter, agir calmement.
• Faire un effort d'empathie pour se mettre à place de la personne qui est en face (si j’avais été à sa place, est-ce que j’aurais réagi de la même façon?). Avoir du recul sur soi-même, être productif par exemple en chassant ses préjugés.
• Faire un bilan de ses compétences est un point essentiel pour rebondir face à un stress. Pour pouvoir mettre en place une stratégie permettant de contourner l'agent stressant, il faut au préalable savoir objectivement ce que l'on peut faire et ce que l'on ne peut pas faire. Lorsque l'on sait ce que l'on est capable de faire, ce que l'on a en soi, on peut alors décider judicieusement d'éviter ou d'affronter son adversaire par exemple. C'est par exemple le cas du père d’un enfant handicapé qui témoigne: "quelque part, la maladie de mon fils a été une bonne chose pour moi parce que je ne passe pas à côté de ce que je suis, je ne me serais jamais cru capable de faire ça". Ne pouvant adopter la fuite, il a été obligé de continuer la lutte, de chercher tous les moyens possibles pour gagner et il s'est découvert des forces cachées.
• Pratiquer le « je ». C’est une manière de s’affirmer, de se dresser contre l’agent stressant. Et dans la gestion du stress, il est important de connaître ses propres valeurs, ses propres limites. Lorsque l'on connaît précisément ce que l'on peut accepter et ce que l'on ne pourra jamais accepter, on se sent plus fort, on affirme son territoire en plaçant des barrières.
• Gérer le temps. Le manque de temps est l’agent stressant numéro un dans les grandes agglomérations. Embouteillage, aléas des transports en commun, horaires professionnels, sortie d'école, baby-sitter à relayer, travaux ménagers, courses… Il est indispensable de trouver des solutions pour ne pas se laisser déborder. Apprendre aussi à gérer ce que l'on appelle les "techno-stress, c'est-à-dire le stress que peut générer l'utilisation à outrance du téléphone ou des mails.
• L’ancrage sensoriel. Quand on est en situation de stress, il faut trouver l’attitude positive qui va nous raccrocher à une image de sérénité, de plénitude. Cela consiste à générer une image positive dans son cerveau, dans sa posture, de façon à se mettre tout de suite en harmonie avec soi-même et ainsi de rester maître de la situation. L’ancrage sensoriel est très pratiqué par les hommes politiques et les journalistes. Par exemple, Chirac levait l’index et disait « écoutez », comme un maître d'école, ce qui le plaçait en situation de supériorité. Ce peut être aussi à travers le langage, comme Ségolène Royal disant « laissez-moi vous dire » pour se mettre dans un état de force. Ou encore tout simplement croiser les jambes, jouer avec son stylo, nettoyer ses lunettes.
• Travailler son hygiène de vie : sommeil, activité physique et sociale, alimentation. Privilégier les aliments riches en antioxydants (fruits, légumes, poissons) parce que lorsque l'on est stressé, on génère des radicaux libres lesquels favorisent les infections, les cancers, la maladie d’Alzheimer, le vieillissement, etc. Manger aussi des aliments riches en magnésium car les personnes stressées en manquent très souvent (céréales, fruits secs, crustacés, chocolat).
• Les techniques de respiration: la respiration naturelle est abdominale : inspirer doucement en gonflant le ventre et expirer en le rentrant. Telle une vague qui apaise et qui détend, elle doit être ample pour faire circuler l’air et non le bloquer, or en cas de stress elle a tendance à s’accélérer et à devenir plus superficielle. Maîtriser sa respiration permet une meilleure oxygénation et entraîne une diminution de la tension. C’est en outre un exercice qui peut s’effectuer n’importe où dans pratiquement n’importe quelle situation.
• La méditation: dans la vie, tout ramène l’être humain à l'extérieurde lui-même: ses sens, les autres, le travail, etc. La méditation, elle, le ramène à l'intérieur de lui-même, en lui permettant de se distancer un peu de ses émotions, sensations et pensées afin d’entrer dans ce que l’on pourrait appeler un état de silence, d’être, tout simplement. La méditation est en fait une prise de conscience de l’essence même de l’être humain. Comme on peut s’en douter, accéder à cet état de sérénité et d’harmonie n’est pas chose facile et réclame un entraînement certain.
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