Les universités mettent en place au cours du premier semestre, de manière hétérogène, des parcours d’études progressifs et/ou des dispositifs d’accompagnement. Si vous n’êtes pas bien sûr de vous, renseignez-vous dès la rentrée auprès de votre UFR (unité de formation et de recherche) ou de votre SCUIO (service commun universitaire d’information et d’orientation) sur les réorientations possibles en janvier.
Des parcours à orientation progressive
Certaines universités ont profité du passage au LMD (licence, master, doctorat) pour mettre en place des cursus progressifs. Le premier semestre prend alors le nom de semestre d’orientation, ou semestre généraliste. Objectif : éviter une spécialisation trop précoce. Les filières scientifiques sont en pointe dans ce domaine. À Bordeaux 1, les nouveaux étudiants doivent choisir entre deux premiers semestres : l’un centré sur les sciences du vivant, l’autre sur les mathématiques et l’informatique. Ils se spécialisent ensuite au fil des années.
À Toulouse 2, université pluridisciplinaire, l’étudiant doit choisir en entrant à la fac une discipline majeure et une mineure. Exemple : histoire et anglais. À l’issue du premier semestre, il doit faire son choix : continuer sur ce modèle, se concentrer sur l’une des deux disciplines, inverser la majeure et la mineure…
Des modules pour préparer votre projet
Changer de filière, ça se prépare ! Si vous vous rendez compte que la philo n’est pas votre tasse de thé, par exemple, ne restez pas seul dans votre coin ! Suivez d’abord les modules de « méthodologie du travail universitaire », ils vous aideront. Faites appel au tutorat. Ce système permet à des étudiants volontaires de soutenir les nouveaux venus.
Vers un autre établissement
Se diriger vers une autre université, une STS (section de techniciens supérieurs) ou un IUT (institut universitaire de technologie) à l’issue du premier semestre nécessite plus de ténacité que le changement de filière. Tout dépend souvent des places disponibles et des accords conclus entre votre établissement et celui visé. Dans ce cadre, le SCUIO peut être un allié de poids. Par ailleurs, votre réorientation sera soumise à conditions. Seront ainsi passés à la loupe les cours que vous avez suivis et votre assiduité. Attention, vous devez vous préoccuper des démarches à effectuer dès le mois de décembre et avoir changé d’établissement au plus tard en février.
L'avis d’un expert
Thierry Simon, inspecteur général de l’administration de l’Éducation nationale et de la Recherche.
« Il n’existe pas de statistiques précises sur les réorientations en fin de premier semestre, car les universités, autonomes, sont libres de mettre en place les dispositifs qu’elles souhaitent. Globalement, on assiste à une prise de conscience croissante de l’enjeu de l’accueil des nouveaux étudiants à l’université. Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, veut d’ailleurs se saisir de cette question, et les choses devraient évoluer prochainement. Lors du premier semestre, il faudrait, entre autres, supprimer les amphis pour ne faire que des cours en petits groupes. Les bonnes pratiques sont là : repérage d’étudiants décrocheurs, enseignants référents, tutorat d’accompagnement… Il faut les systématiser dans chaque université. »