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Le mythe de la caverne
Ah oui, Paquita, tu as raison. Où donc avais-je la tête ?
Or donc, en ce temps là, le Bac se passait en deux parties.
- 1ère partie en fin de Première avec écrit d'admissibilité portant sur toutes les matières et oral qu'on ne passait, comme de bien entendu, qu'à la condition d'avoir été admis à l'écrit. Logique non ?
Et, non moins logique, on ne passait en classe Terminale qu'à la condition évidente d'avoir été admis au Bac première partie. Toujours logique, non ?
- 2ème partie en fin de Terminale avec écrit et oral comme précédemment.
De plus, en ces temps reculés et sans doute pour pimenter la sauce, les autorités académiques nous faisaient voyager. A moins que ça n'ait été pour conférer plus de prestige à notre futur diplôme ?
Toujours est-il qu'en ce qui concerne mes condisciples de l'époque et moi-même, les écrits se passaient dans le lycée de garçons du chef lieu du département et les oraux à la Faculté des Lettres de l'université du siège académique.
Cela impliquait des déplacements en train, des séjours à l'hôtel, tout à nos frais bien sûr, et je ne parle même pas du stress que cela pouvait nous causer car, en ce temps-là, le mot n'existait encore pas. Nous disions plus banalement "avoir les tripes nouées" ou "avoir la colique", ce qui doit être assez voisin...
Mais nous avons triomphé malgré tout et avons survécu à toutes ces tracasseries sans jamais protester ni nous plaindre.
D'ailleurs pourquoi l'aurions-nous fait ?
Les internautes de ma génération se seront retrouvés facilement dans cette évocation du bon vieux temps où le Bac avait encore un sens et une valeur, ceci dit sans aucune forfanterie.
Je vous salue confraternellement, chères et chers collègues.(wink)
Jean
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