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Vieux 08/02/2008, 12h58   #8
cmbelgique
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cmbelgique est sur la bonne voie

Valeur ajoutée = ce qui est créé par l'entreprise (par ex. chaque travailleur apporte une certaine valeur ajoutée ce qui est normal sinon l'entreprise ne ferait aucun bénéfice). De même, les machines au sein de l'entreprise créent de la valeur ajoutée.

3 concepts importants pour la valeur ajoutée: la productivité, la rentabilité et la compétitivité. En effet, plus une entreprise est performante et efficiente plus elle saura créer de valeur ajoutée à partir des mêmes facteurs de productions (machines et hommes).


La productivité :

Elle rapproche un résultat (une certaine quantité produite, par exemple) d’une quantité de moyens nécessaires pour obtenir ce résultat. Il s’agit, pour l'entreprise, de produire plus avec la même quantité de facteur ou de produire autant avec une moindre quantité de facteurs. On peut calculer la productivité d’une entreprise, d’un atelier, d’une économie, d’un employé… C’est une mesure de la performance de l’entreprise.
Remarque : on rapproche fréquemment les moyens consacrés à une activité des résultats de l’entreprise afin de procéder à des comparaisons entre entreprises concurrentes : exemples de la recherche, de la publicité, de la formation…
Productivité physique ou rendement = quantité produite / quantité de facteur
Exemple : rendement du travail (nombre de pièces par heure ouvrée), rendement du capital, d’une terre (production à l’hectare), d’un animal.
Productivité en valeur = valeur de la production / quantité de facteur
Remarque : la valeur de la production est exprimée par la valeur ajoutée.
Productivité du travail = valeur ajoutée / effectifs
Productivité horaire du travail = valeur ajoutée / nombre d’heures ouvrées
 Productivité et réduction du temps de travail
 Paradoxe de la productivité : sur le court terme, la productivité peut supprimer des emplois et en créer sur le long terme (voir infra : chômage).
 Productivité et innovation : les innovations de procédés modifient les conditions de production et ont donc des conséquences sur la productivité.

Productivité et emploi :

A l’échelle nationale, cette quantité de travail correspond à l’emploi.
Productivité = production / emploi ; donc :

Emploi = production / productivité

Pour créer de l’emploi, il faut donc une croissance à productivité égale ou une croissance de la production supérieure à celle de la productivité (cas des 30 Glorieuses ou encore dans le secteur des services aujourd’hui).
La productivité (le Progrès) peut donc être source de chômage : la machine, en remplaçant l’homme peut détruire des emplois...
Remarque : cas historique Colbert, peine de mort en GB au XIX contre les briseurs de machine.... Théorie des anti-productivistes. Réflexion sur productivité et productivisme.

En fait, le progrès et les gains de productivité déplacent des emplois (déversement) du secteur primaire vers le secteur secondaire (exode rural dans les années 50) puis tertiaire mais ces transferts sont insuffisants aujourd'hui pour compenser les pertes d’emplois.

Paradoxe de la productivité : sur le court terme, la productivité peut supprimer des emplois. Sur le long terme, le progrès est toujours massivement source d’emplois, il y a bien corrélation entre progrès technique et création d’emplois. Ainsi, les PED créent moins d’emplois que les pays développés... la productivité peut avoir un effet démultiplicateur et amorcer le Cercle vertueux de la croissance : réduction des coûts, augmentation des salaires (donc la demande) et des profits (donc de l’investissement), diminution du temps de travail.

Le progrès permet également d’enrayer la saturation de la demande en développant de nouveaux produits face à de nouveaux besoins (émergence des technologies numériques).

En maintenant la compétitivité, la productivité est un facteur de croissance et permet de limiter les importations et les délocalisations.


La rentabilité :

Une entreprise se rémunère en réalisant des profits. Ceux-ci peuvent être analysés au plan économique ou au plan financier.
La rentabilité économique mesure la capacité de l'entreprise à dégager un excédent brut d’exploitation (la part de la valeur ajoutée qui ne rémunère pas les salaires), par le seul exercice de son savoir-faire, compte tenu des capitaux nécessaires à l’exploitation mais indépendamment de leur origine (capitaux apportés - encore appelés capitaux propres – ou capitaux empruntés, ou dettes financières) :
RE = E.B.E. / Capitaux engagés

La rentabilité financière mesure le retour sur investissement financier, le profit (bénéfice net) relativement aux capitaux propres misés par l'investisseur.

RF = Résultat net (profit) / Capitaux propres

Effet de levier : lorsque la rentabilité économique d’un projet est supérieure au coût des capitaux empruntés, la rentabilité financière augmente avec l’endettement.

La compétitivité :

C’est l’aptitude à contenir durablement la concurrence, la capacité à gagner et maintenir des parts de marché.

Les facteurs de compétitivité sont multiples : on parle de compétitivité - coûts et de compétitivité hors coûts.
- La compétitivité - coûts est déterminée par les écarts de productivité, les coûts salariaux et des matières premières, le taux de change de la monnaie de facturation…
- La compétitivité hors coûts est déterminée par la qualification du personnel, la capacité innovatrice de l'entreprise, le système de gestion de l'information de l’entreprise (intelligence économique : veille technologique, stratégique), la mercatique, la logistique, la qualité, les réseaux commerciaux et de relations (MITI, CFCE, lobbying), …

Les stratégies de concentration des entreprises visent souvent à constituer des pôles de compétitivité en développant les économies d'échelle (cas des filières).

 Relations entre compétitivité et rentabilité : peut-on être compétitif sans être rentable, peut-on être rentable sans être compétitif ? Comment concilier croissance et rentabilité ?
 Relations entre compétitivité (parts de marché) et croissance : pour maintenir sa part de marché, il faut croître au moins au même rythme que le marché ; pour gagner des parts de marché, il faut croître plus vite que le marché (exemple chiffré).
 Relations entre compétitivité hors coûts et compétitivité-coûts.
 Compétitivité et gestion des ressources humaines.

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